mardi 10 mars 2015

5 étapes pour communiquer « sur mesure »


Prononcer les mots justes au moment opportun est, de loin, le plus court chemin vers la réussite.  Parmi toutes les méthodes destinées à améliorer notre communication, l’Analyse Transactionnelle nous propose d’envisager nos échanges en tenant compte de nos 5 niveaux progressifs de besoin relationnel dont l’importance et la durée varient chez chacun.
Contrairement à une idée répandue, il ne peut pas y avoir 100% de temps d'activité pendant le temps de travail. Le respect par les managers de certaines « débrayages » et rituels est indispensable à  un engagement authentique de leurs collaborateurs.



  1. Un temps mort pour se ressourcer - Le  « retrait »
    Vacances, week-end, absence psychique momentanée,…  Le retrait est une pause  indispensable au ressourcement, à la mise en ordre des idées et des émotions. Souvent sacrifié au nom du travail en équipe et de la politique de la porte ouverte, il serait cependant le préalable nécessaire à la vraie disponibilité, à la concentration et à la performance.

  2. Des « banalités » indispensables à toute vie sociale - Les rituels
    « Bonjour », « Comment ça va ? », « Quel temps ! »… : ces échanges sociaux très formalisés, prévisibles et sécurisants sont les préalables indispensables à toute communication. Ils marquent la reconnaissance de l’autre. Malgré leur apparence banale, anodine et formelle, l’absence de rituels est très déstabilisante car elle semble nier autrui.
    Les rendez-vous festifs tels que les fêtes de Noël, les événements d’entreprise, la Saint Eloi, etc , constituent également des points de repère rituels, des codes sociaux d’appartenance à un groupe dont l’absence peut créer « in fine » un stress, une incompréhension et un repli sur soi dont on sous estime souvent les répercussions.

  3. Avant d’entrer dans le vif du sujet…- Les «passe-temps» 
    Discussions autour de la machine à café, tour de table introductif aux réunions, etc :  les passe-temps sont des échanges de reconnaissance sociale pas nécessairement liés au travail. Ils sont moins prévisibles que les rituels et constituent eux-aussi un préalable indispensable à toute communication authentique car ils permettent à chacun d’être reconnu de se dévoiler davantage. On y parle de thèmes généraux qui n’engagent à rien : vacances, rentrée scolaire, voiture, santé... Quelqu’un qui ne participerait pas au passe temps risque d’être marginalisé et considéré comme exclu.

  4. Allons « to the point » - L’activité
    Il s’agit cette fois d’échanges à teneur professionnelle qui permettent de donner de manière constructive des signes de reconnaissance (positifs ou négatifs) par rapport à l’atteinte ou non d’objectifs communs. L’individu existe cette fois par rapport à son travail. Une bonne réunion commence par du rituel ou du passe-temps avant d’entrer ensuite de plein pied dans l’activité.


4bis. Attention impasse ! - Les jeux psychologiques

Cette séquence négative survient lorsque  les gens manquent de signes de reconnaissance. A leur insu, les collaborateurs instiguent des jeux psychologiques pour obtenir leur dose d’attention.
On peut éviter ce phénomène en donnant des signes de reconnaissance positifs conditionnels (liés à un comportement) et en passant dans le 5ème niveau qui est celui de l’intimité, au sens large.


  1. Pour des messages reçus 5/5 - L’intimité 
    L’intimité, au sens large,  suppose qu’il y ait eu suffisamment de signes de reconnaissance pour que l’autre se sente reconnu et apprécié et que les sujets délicats puissent être abordés de manière constructive (lors d’un entretien d’évaluation, par exemple). L’autre peut être lui-même car il se sent reconnu pour ce qu’il est et l’échange est de qualité. La personne se sent en sécurité et il n’y a ni menace, ni attaque personnelle. Cette confiance se construit pendant la période d’activité.
     
    Attention ! Il ne faut pas confondre gentillesse et laxisme : le but n’est pas de consoler sur un mode affectif  (« tu sais que  je t’aime bien » ou « tu sais combien je t’apprécie ») qui fait qu’on évite les sujets qui fâchent. Il s’agit ici de souligner un comportement professionnel positif. Les échanges restent bien structurés autour d’un objectif, d’une tâche à accomplir.




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