lundi 23 février 2015

Comment gérer un client difficile … et le garder


Sans client, pas de business, c’est une évidence. Mais quand un « client roi » se transforme en despote, personne n’y gagne. Voici quelques techniques qui vous aideront à éviter les dérapages de part et d’autre.


Première recommandation, sans surprise : adopter la « positive attitude ». Autrement dit, faites preuve d’ouverture d’esprit, de compréhension et de tolérance. Il s’agit de répondre à chaque client comme on aimerait soi-même être traité. Quand l’amabilité et la courtoisie ne suffisent pas, utilisez les astuces de pro pour venir à bout des cas critiques.



Avec les « caractériels » : gardez le sourire et faites appel à l’équipe en cas de besoin

Evitez de surenchérir dans l’agressivité. Laissez votre client exprimer son émotion en restant d’une amabilité imperturbable. C’est la technique de l’édredon : on laisse la personne en colère se fatiguer toute seule en réagissant à minima. : « Je comprends, je vous écoute… ». Parfois, cette empathie ne suffit pas et le colérique continue à « partir en vrille ». Lorsqu’on a affaire à quelqu’un qui ne se calme pas et que l’on se sent commencer soi-même à perdre son sang-froid, c’est le moment de passer la main. En appelant, par exemple, un responsable à la rescousse, vous vous désengagez de la « bataille », vous gagnez du temps et vous prenez du recul. Pour le client, l’intervention d’un supérieur hiérarchique constitue à la fois une marque de reconnaissance et de respect ainsi qu’une limite symbolique.


L’indécis a besoin d’être bousculé pour se décider

Quoi de plus usant qu’une négociation qui s’enlise. Face à un client qui n’est pas capable de trancher, il ne faut pas hésiter à booster un peu sa décision.  Lorsqu’on a réussi à instaurer une relation de confiance, des phrases telles que : « Si j’étais à votre place, je choisirai sans hésiter cet appareil » ou « Personnellement, je vous recommande cette option » peuvent jouer un rôle déclencheur. Autre astuce éprouvée, tendre un stylo au client pour qu’il signe le bon de commande, comme si sa décision était déjà prise. Vous pouvez également essayer cette ficelle un peu grosse mais qui a fait ses preuves : « vous préférez que je vous livre cette semaine ou souhaitez-vous enlever le matériel au magasin… ».



Le « pointilleux anxieux » : démontrez-lui que vous avez pensé à tout

Les maniaques du détail connaissent leur sujet sur le bout des doigts et subissent eux-mêmes en général une forte pression qu’ils vous répercutent. Pour freiner leurs exigences, rassurez-les en leur montrant que tout est sous contrôle. Comment ? En relisant le devis avec eux point par point et en organisant, quand c’est nécessaire, une répétition générale. Plus les clients sont pros, plus ils sont dangereux. Face à un client « procédurier », il faut témoigner le plus d’attention possible et le tranquilliser en lui indiquant dans quel délai sa demande sera traitée. Inutile de chercher à l’anesthésier avec de belles paroles : vous ne feriez que renforcer son anxiété.



« L’arrogant aux dents longues » a besoin que vous reconnaissiez la légitimité de son poste

A la place de votre interlocuteur habituel, vous vous retrouvez face à un nouveau venu qui tente de briller auprès de sa hiérarchie en renégociant vos tarifs à la baisse. Face à ce type de client arrogant, qui veut imprimer sa marque, il faut agir comme s’il s’agissait d’un nouveau client, en commençant par l’écouter. Ensuite seulement, vous pourrez songer à reprendre la main. L’interlocuteur arrogant est souvent animé par le besoin d’être reconnu. Montrez-lui que vous êtes impressionné par ses compétences. Une fois amadoué, expliquez lui le risque qu’il court en choisissant un concurrent qui casse ses prix. Il faut l’aider à se faire bien voir de sa hiérarchie en lui fournissant un maximum d’arguments clé-en-main. S’il refuse de renoncer à ses prétentions exorbitantes, n’hésitez pas à utiliser la bonne vieille technique du disque rayé. Répétez autant de fois que nécessaire une phrase du genre: « Je suis désolé, Monsieur, mais je ne peux accéder à votre demande car elle va à l’encontre de notre politique tarifaire ».



Comment répondre aux clients mécontents par téléphone ?

Ce que demande avant tout un client insatisfait, c’est d’être compris. Si celui-ci choisit de formuler sa plainte par téléphone, mieux vaut être bien rôdé pour lui répondre. Voici  8 recommandations pour bien d’y prendre :
  • Ecouter, ne jamais interrompre.
  • Accepter le niveau émotionnel du client et faire preuve d’empathie (le rejoindre psychologiquement là où il est).

  • Prendre des notes et reformuler son problème pour être sûr que tout a été dit et compris.

  • S’excuser de la manière la plus formelle qui soit.

  • Découvrir une éventuelle attente insatisfaite (« Que puis-je faire d’autre pour vous ? »).
  • Chercher des solutions et proposer, si c’est nécessaire, une compensation (la responsabilisation des collaborateurs compte au moins autant que leur bonne volonté : ils doivent connaître le montant ou la nature des compensations éventuelles à accorder aux clients mécontents).

  • Parvenir à un accord

  • Remercier le client pour avoir signalé le problème et avoir fait confiance en notre capacité à le résoudre

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