vendredi 3 avril 2015

Comment (re)donner du tonus à son cerveau


Que faire pour rester concentré tout au long de la journée ? Comment éviter coups de pompe et somnolence ? Comment conserver et développer votre mémoire ? Comment stimuler votre vivacité intellectuelle ? Une fois encore, pas de truc infaillible en guise de réponse mais des pistes efficaces et accessibles à tous. La première concerne notre bonne hygiène de vie, condition sine qua non pour bénéficier d’un cerveau en pleine forme.

Le cerveau, organe prioritaire !
Les besoins énergétiques du cerveau sont très importants car il travaille jour et nuit. Quand nous rêvons, les besoins en énergie de certaines régions frontales augmentent de 30 %. Or si le cerveau ne représente que 2 % de notre masse corporelle, il absorbe 20 % de l’oxygène que nous respirons et 20 % de l’énergie alimentaire que nous consommons. Le cerveau est un organe très protégé et très prioritaire. Par conséquent quand il ressent un manque, il va puiser directement son alimentation dans les autres organes, au risque de les affaiblir.

Marcher, c’est piétiner ses soucis
Toutes les études montrent que la pratique d’une activité physique modérée, comme la marche active, par exemple, est associée à un cerveau en meilleure forme. Indépendamment de tout autre facteur, les scientifiques affirment que chaque kilomètre de marche parcouru en plus représente 13% de déclin cognitif en moins. Le simple fait de marcher minimum 3 km par semaine (de façon assez soutenue quand même) est déjà très positif. Cette action bénéfique ne provient pas uniquement d’une amélioration de la capacité de pompage du cœur. L’activité physique modérée, même si on ne s’y met qu’à 60 ans ou plus, entraîne la production de nouvelles dendrites (ports de connexion des neurones), accélère la croissance neuronale et stimule diverses régions du cerveau. Même la mémoire et les autres activités intellectuelles sont dopées par les substances sécrétées uniquement lors de la pratique sportive.

L’intelligence s’améliore avec l’âge
Si l’on en croit le Docteur Robin, médecin nutritionniste spécialiste du vieillissement, « avec l’âge, c’est la façon d’utiliser ses neurones qui se transforme. Jusqu’à l’âge de 30, 40 ans, l’intelligence fluide est au premier plan. Grâce à elle, on apprend vite, on mémorise sans effort, on parvient à résoudre les équations parfois complexes de la vie quotidienne avec rapidité et justesse. C’est d’ailleurs là la qualité principale de cette intelligence : l’aptitude à gérer de nouveaux problèmes.
Dès le milieu de la trentaine, l’intelligence fluide s’estompe pour faire place à l’intelligence cristallisée. C’est ce que les grands adultes appellent parfois l’expérience ou la sagesse : l’intelligence cristallisée est la fille de l’intelligence fluide et du savoir acquis. Elle ne croît que progressivement et décline plus lentement encore.

Quand intelligence rime avec expérience
D’accord les seniors répondent plus lentement aux questions de rapidité. Mais leur vocabulaire moyen comporte 6000 mots, contre 2000 pour l’étudiant. D’accord leur capacité d’attention est plus faible (ils ne peuvent apprendre quelque chose en écoutant de la musique comme ils le faisaient quand ils étaient ados) mais ils ont tendance à appréhender un problème de façon plus globale et plus juste que les plus jeunes. Bref : c’est une intelligence différente qui apparaît.

Tu comprendras quand tu seras plus… vieux
Evoluer, se transformer, s’enrichir chaque jour est une qualité. L’une des études les plus larges recherchant les liens entre le vieillissement et la baisse de l’activité intellectuelle est franchement encourageante. Le Seattle Longitudinal Study démontre que pour un individu en bonne santé, les performances intellectuelles sont insignifiantes avant  65 ans, et tout à fait modérées avant 80 ans ! »


Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire