vendredi 13 février 2015

4 conseils pour demander une augmentation… et l’obtenir


Votre salaire n’a pas évolué depuis des lustres ? Vous avez atteint ou dépassé vos objectifs et vous souhaitez, légitimement, demander une augmentation à votre supérieur? Vous avez peur de vous montrer maladroit ou vous ne savez pas, pratiquement, comment vous y prendre ? Voici quelques conseils très pratiques pour mettre toutes les chances de votre côté lors de la négociation.

Combien demander et dans quel délai ?
En pratique, les augmentations de salaire sont généralement comprises entre 5% et 15%.Il ne faut jamais annoncer un chiffre précis, car le premier qui parle est le plus vulnérable. Mieux vaut donc donner une fourchette de vos attentes. La plupart des entreprises prévoient des « enveloppes » pré-établies, à répartir entre les augmentations accordées aux employés.  En fonction de votre entreprise et de votre fonction, il peut s’agir de l’attribution d’une prime, d’une augmentation de la partie fixe ou des commissions –partie variable supérieure. N’oubliez pas que d’autres avantages peuvent être aussi très intéressants : stocks-options, augmentation des congés annuels, avantages en nature…
Il est peu probable que vous soyez augmenté la semaine suivant votre entretien, notamment en cas de demande spontanée. Si votre patron vous répond qu'il doit réfléchir, demandez-lui quand il pourra vous répondre et notez cette date sur votre agenda.

Quand faire sa demande ?
Contrairement à une idée répandue, les mois de juin et décembre, veilles de vacances, ne sont pas les meilleurs mois pour négocier. Choisir d’autres mois de l’année peut s’avérer positif car votre demande sera certainement traitée avec davantage d’attention. Le mois de septembre, par exemple, est souvent boudé pour cause de rentrée. C’est justement l’occasion de booster vos objectifs et votre évolution professionnelle.

Au bout de combien de temps peut-on, généralement, être augmenté ?
Pour prétendre à une augmentation, il est conseillé d’avoir au minimum 6 mois d’ancienneté dans l’entreprise. Mais rares sont les demandes qui aboutissent avant un an d’expérience au sein de la société.

Comment valoriser son bilan ?
Si vous souhaitez être augmenté, c’est que vous estimez que votre salaire ne reflète pas le travail que vous accomplissez. C’est le moment de faire le point sur vos réalisations. Qu’avez-vous apporté à l’entreprise ? Soyez réaliste et pragmatique envers vous-même, avant que  votre supérieur le soit pour vous. Vous devez connaître vos forces comme vos faiblesses.
Dressez noir sur blanc et chiffres à l’appui un bilan de vos objectifs, de vos résultats, de vos plus belles réalisations. Synthétisez la valeur ajoutée de vos prestations pour l’entreprise et pour votre supérieur hiérarchique. Listez vos travaux accomplis. Votre employeur calculera votre augmentation à partir de vos résultats sur l’année.
Demandez-vous ce que vous avez apporté à l’entreprise en termes :
  • d’augmentation de gains ;
  • de diminution de coûts ;
  • d’évitement d’erreurs ;
  • de plus values.

Les erreurs à éviter à tout prix

Recourir au chantage
« Si vous ne m’augmentez pas, je vais voir ailleurs »… A moins d’être sincère et fermement décidé à passer à l’acte, mieux vaut oublier cette réplique. Sous peine de perdre la confiance de votre employeur. Si vous ne pensez pas ce que vous dites, quelle sera votre crédibilité ensuite? Et si votre patron accepte, qui lui dit que vous n’utiliserez pas le même procédé dans quelques mois, et ainsi de suite ?...

Se comparer ou dénigrer
Evitez de vous comparer à vos collègues « J’ai droit à tant car X gagne tant », ou parce qu’un tel a obtenu une augmentation, ou parce que vous estimez travailler plus et mieux que vos homologues…  Les comparaisons et les critiques pourraient e retourner contre vous. N’oubliez pas que votre interlocuteur est votre décideur. Si vous critiquez le mode de fonctionnement de votre service, ce sont ses méthodes que vous insultez…

Négocier mollement
Pour être convaincant, il faut être convaincu. C’est le même processus qui régit une négociation. Vous avez plus de chance de faire aboutir votre demande si vous êtes vraiment convaincu de vos mérites, preuves à l’appui, tout en gardant la flexibilité et la diplomatie de rigueur.

Poser un ultimatum
On n’a jamais vu un commercial arriver chez un acheteur  en commençant par asséner «achetez à tel prix !». C’est la même logique qui doit régir votre demande d’augmentation. Ne commencez pas par dire « je veux tant ». Suivez le schéma type : présentation/objectifs/ négociation, selon lequel la hausse du salaire n’est abordée qu’à la fin de l’entretien.

Sources :
"101 secrets pour bien négocier son salaire ou une augmentation", Daniel Porot, Editions L'Express

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