lundi 16 février 2015

La génération Y, un souffle nouveau dans l’entreprise


Créative, connectée et mobile, la génération dite Y, née entre 1980 et 1995, est en passe de modifier en profondeur les codes de conduite de l’entreprise. Les règles implicites avec lesquelles leurs aînés ont l’habitude de fonctionner sont remises en question. L’enjeu des managers et des dirigeants consiste aujourd’hui à ajuster leurs modalités de management à cette nouvelle mentalité.

Priorité au court terme
La génération Y privilégie  le court terme, voire l’instantanéité. Elle a en effet grandi durant une période de profondes et permanentes mutations tant sociales que politiques et technologiques. Là où leurs aînés estiment logique de planifier à au moins un an, les plus jeunes se montrent souvent très sceptiques sur la validité de cet exercice. Ils préfèrent planifier à très court terme et opter pour l’ajustement permanent.

Redonner du sens au travail
La génération Y veut exercer un impact sur son environnement professionnel. Elle ne croit plus aux idéologies, mais entend donner un sens à son travail. Et contrairement à une idée reçue, leur job, par ce qu’il permet de construire ou d’obtenir, est au premier rang des domaines dans lesquels ils veulent s’investir. Mais encore faut-il que leur enthousiasme ne soit pas brimé par les contraintes, absurdes à leurs yeux, imposées par l’organisation.

Le modèle « top – down » remis en question
Les Y sont de grands consommateurs de réseaux sociaux. À ce titre, ils sont beaucoup plus sensibles aux relations pragmatiques de pouvoir qu’à l’autorité formelle. Ils revendiquent un rapport hiérarchique coopératif, convivial et transparent rendant le modèle "top-down" et technocratique peu pertinent et peu motivant. Les "Y" aspirent naturellement à retrouver dans l’entreprise la connectivité, la flexibilité et la souplesse organisationnelle permise par les TIC. Selon eux le travail, la collaboration avec les autres, l’échange d’informations sont gérables efficacement à distance de manière asynchrone, ils  comprennent mal la rigidité en matière d’horaire et de présence effective dans l’entreprise.

Une vision tactique de l’organigramme
Une présentation statique de l’organigramme de l’entreprise sera peu efficace pour faire respecter par les Y les circuits de validation. En revanche, ils se montreront beaucoup plus intéressés par une présentation tactique des principaux acteurs de l’entreprise. Qui dispose des ressources dont le collaborateur ou l’équipe a besoin pour atteindre ses objectifs? Qui a le pouvoir de décision sur les aspects importants du projet ? Pourquoi est-il important de respecter tel processus de validation si l’on souhaite obtenir des résultats ?

3 règles d’or pour (bien) travailler avec la génération Y

  • Répondre à leur désir d’autonomie et de responsabilité tout en spécifiant précisément leurs marges de manœuvre. L’importance accordée au court terme les rend exigeants en termes de planification et de pilotage fin de leur activité.
  • Expliciter très clairement les attentes et les règles de l’entreprise pour éviter les malentendus issus du manque de référentiel commun.
  • Les remercier rapidement. Dans une relation de type transactionnel et convivial, un collaborateur qui fait un effort pour s’adapter aux attentes de l’équipe ou de son supérieur attend en retour une "récompense" à court terme : un simple remerciement aura ainsi un impact insoupçonné.

Source :
Manageris
« Intégrer et manager la génération Y », Julien Pouget, Editions Vuibert



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