dimanche 15 février 2015

Ne commettez pas les erreurs de Napoléon à Waterloo !


En entreprise comme sur un champ de bataille, la réussite des objectifs exige une vigilance sans « à peu près ».  Les événements anodins en apparence, peuvent avoir de lourdes conséquences. Les plus grands responsables, Napoléon lui-même, l’ont appris à leur dépend. Comme en témoigne l’issue de la bataille de Waterloo.


Communications bâclées, collaborateurs inadéquats, manque de coordination et de réactivité… La liste des erreurs commises par Napoléon et son état major à Waterloo est longue. Elle annonce la défaite des armées françaises mais pourrait tout aussi bien préfigurer les difficultés d’une équipe ou d’une entreprise.



Les managers dans les pas de la grande armée

Gérer une entreprise ou gérer une armée, c’est avant tout diriger des hommes pour atteindre un objectif commun.

La défaite de Napoléon à Waterloo résulte d’une succession de défaillances humaines à l’origine de nombreuses erreurs tactiques. Les leçons à tirer des forces et faiblesses des belligérants ont traversé le temps sans prendre une ride. A commencer par la gestion du stress, par exemple, qui est au cœur de la défaillance du commandement français.



Le 18 juin 1815, Napoléon est un chef surmené

La stratégie de Napoléon à Waterloo avait des chances non négligeables de réussir. Il s’était confronté avec succès à des configurations plus risquées dans le passé.

En quoi la bataille de Waterloo est-elle exemplaire ? Elle est l’exemple de la faillite de quelque chose qui avait toujours bien fonctionné et qui, tout à coup, ne marche plus. La première cause de cette défaite réside dans l’état de fatigue et de stress de Napoléon. A l’aube de la bataille, Napoléon ne dort quasiment plus depuis cent jours. Il est d’ailleurs amené sur les lieux en calèche. A la différence de ses adversaires coalisés, il a également des responsabilités politiques, en plus de sa charge militaire. Les enjeux sont tels qu’il est dans une logique de type « ça passe ou ça casse ».



Un état major laissé à lui-même

A l’aube de la bataille de Waterloo, les maréchaux et généraux français ont la conscience troublée par les déloyautés inhérentes aux récents changements de régime. Le leadership opérationnel laisse à désirer. Napoléon laisse faire, ne vérifie pas si ses ordres sont bien reçus, compris et exécutés. Résultat : un nombre incalculable de blocages ou d’initiatives malencontreuses ou exagérées. Une incurie qui amènera, par exemple, Grouchy à camper sur ses positions malgré la nouvelle configuration de la bataille et qui conduira son frère, Jérôme Bonaparte, à s’acharner à Hougoumont au lieu de simplement retenir l’ennemi, mobilisant ainsi inutilement ses forces. Conséquences plus globale de ce manque de vigilance : un « flottement », un retard généralisé de toute l’armée, dès le début de la bataille qui permettra au camp adverse de feinter ou de reprendre son souffle à plusieurs reprises.

Lorsque le top management n’est pas sur une même longueur d’onde et ne fonctionne pas en symbiose, ses dysfonctionnements irradient inévitablement sur le reste des troupes. A Waterloo, à la différence de ce qui se passe en entreprise, les « cafouillages » du commandement se sont payés comptant.



Une erreur de recrutement aux conséquences incalculables

Autre explication déterminante de la défaite de Napoléon : il engage, pour des raisons hiérarchiques, un chef d’état major qui, malgré d’indéniables qualités militaires, n’a pas les compétences requises pour ce poste et cette mission. Ses manquements auront de lourdes conséquences. Au lieu des cents hommes nécessaires pour acheminer les ordres de Napoléon, il n’en dépêche qu’un ou deux. Certaines directives capitales ne parviennent pas à leurs destinataires ou le font avec retard.



Des coalisés mobilisés à 100%

L’issue de la bataille de Waterloo s’explique par les erreurs de Napoléon et de l’armée française mais aussi par la force et l’habileté des coalisés.

Wellington a appris à connaître et à déjouer les stratégies offensives de Napoléon en excellant dans les mouvements défensifs. Il exploite ainsi au maximum la configuration géographique des combats et les gens qu’il a à sa disposition. Pour faciliter la transmission d’information entre les états majors, un poste de « coordinateur », d’émissaire polyglotte est créé. A la différence du camp français, la communication des ordres aux troupes bénéficie d’un important dispositif de messagers.  De plus, la coalition entre prussiens, anglais, néerlandais et les autres unités intégrées est soudée par un même intérêt et un même objectif : arrêter l’empereur. Une détermination qui s’avérera victorieuse, malgré les différences de langue et de culture des alliés.

















   

  




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