dimanche 21 décembre 2014

« AGRESSIF, MOI ? » - 1ère partie


 « Péter un plomb » : l’expression semble à la mode. Pourquoi s’énerve-t-on davantage aujourd’hui qu’hier ? Ou du moins pourquoi se met-on à extérioriser sa colère sans retenue ? Comment expliquer ces explosions soudaines d’agressivité qui jalonnent désormais notre vie professionnelle (et privée). Le  stress, la course contre la montre souvent évoqués pour expliquer ce type de débordement n’est qu’une des causes du malaise. L’avenir appartiendrait-il au manager « zen » ? Chacun jugera. Voici, en attendant, quelques pistes et clés pratiques pour mieux comprendre et gérer nos « turbulences» et celles des autres…

Cesser de confondre autorité et autoritarisme…
Bon nombre de tempêtes relationnelles sont dues à une conception erronée de l’autorité. Si l’on en croit les spécialistes : « l'autorité est de l'ordre du sens, de la signification, de la puissance symbolique. En cela, elle n'a pas besoin du pouvoir pour exister. Elle ne nécessite pas le recours à la force. Au contraire, là où la force est employée, l'autorité proprement dite a échoué. Qu'elle soit personnelle ou collective, elle n'a pas besoin d'arguments ni de discussion pour exister. L'autorité ne peut se maintenir que si l'institution ou la personne dont elle émane sont respectées". A contrario, autoritaire se dit de quelqu'un qui use de toute l'autorité qu'il possède sans s'imposer de limite, qui manifeste un caractère impérieux par la restriction plus ou moins importante des libertés individuelles ».

Identifier les jeux de pouvoir
Pour se protéger des manipulateurs et autres saboteurs d’énergie qui vous font sortir de vos gonds, il faut commencer par prendre du recul et observer ce qui se passe. Cela vous permettra de repérer ceux de vos collaborateurs dont la fréquentation vous met les batteries à plat et les nerfs à vif. Cela peut être flagrant ou insidieux. Par exemple, vous pouvez sentir monter sournoisement un mal être diffus ou de la rage dès la fin de l'interaction avec un collaborateur bien repéré. Il vous faudra beaucoup de temps avant de réaliser que c'est depuis que vous avez croisé Dupont  que vous vous sentez mal, que ce mal être, c'est de l'inquiétude et que cette inquiétude vient de ses insinuations. Sournois ou plus directs, ces collaborateurs toxiques une fois identifiés seront plus facilement neutralisés. 

Les attitudes à éviter
Le paternalisme : une attitude qui maintient les collaborateurs dans une situation de sous-responsabilité, dommageable à l'épanouissement de leurs capacités.
Le laisser-faire : sous des dehors de libre initiative, ce type de comportement est préjudiciable à la légitimité et à l'autorité du manager.
La sur-consultation : un manager doit savoir consulter chaque collaborateur pour les décisions relevant de leurs compétences, mais lui seul décide en dernier recours.
La sur-participation : le contraire de l'autoritarisme. Le manageur se fait animateur et privilégie la communication à l'action. Une cause de frustration pour le dirigeant et ses collaborateurs.


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