« Péter un plomb » : l’expression semble à la
mode. Pourquoi s’énerve-t-on davantage aujourd’hui qu’hier ? Ou du moins
pourquoi se met-on à extérioriser sa colère sans retenue ? Comment expliquer
ces explosions soudaines d’agressivité qui jalonnent désormais notre vie
professionnelle (et privée). Le stress, la course contre la montre
souvent évoqués pour expliquer ce type de débordement n’est qu’une des causes
du malaise. L’avenir appartiendrait-il au manager « zen » ? Chacun
jugera. Voici, en attendant, quelques pistes et clés pratiques pour mieux
comprendre et gérer nos « turbulences» et celles des autres…
Cesser de confondre autorité et autoritarisme…
Bon nombre de tempêtes relationnelles sont dues à une
conception erronée de l’autorité. Si l’on en croit les spécialistes : «
l'autorité est de l'ordre du sens, de la signification, de la puissance
symbolique. En cela, elle n'a pas besoin du pouvoir pour exister. Elle ne
nécessite pas le recours à la force. Au contraire, là où la force est employée,
l'autorité proprement dite a échoué. Qu'elle soit personnelle ou collective,
elle n'a pas besoin d'arguments ni de discussion pour exister. L'autorité ne
peut se maintenir que si l'institution ou la personne dont elle émane sont
respectées". A contrario, autoritaire se dit de quelqu'un qui use de toute
l'autorité qu'il possède sans s'imposer de limite, qui manifeste un caractère
impérieux par la restriction plus ou moins importante des libertés
individuelles ».
Pour se protéger des manipulateurs et autres saboteurs
d’énergie qui vous font sortir de vos gonds, il faut commencer par prendre du
recul et observer ce qui se passe. Cela vous permettra de repérer ceux de vos
collaborateurs dont la fréquentation vous met les batteries à plat et les nerfs
à vif. Cela peut être flagrant ou insidieux. Par exemple, vous pouvez sentir monter
sournoisement un mal être diffus ou de la rage dès la fin de l'interaction avec
un collaborateur bien repéré. Il vous faudra beaucoup de temps avant de
réaliser que c'est depuis que vous avez croisé Dupont que vous vous sentez
mal, que ce mal être, c'est de l'inquiétude et que cette inquiétude vient de
ses insinuations. Sournois ou plus directs, ces collaborateurs toxiques une
fois identifiés seront plus facilement neutralisés.
Les
attitudes à éviter
Le paternalisme : une attitude qui maintient
les collaborateurs dans une situation de sous-responsabilité, dommageable à
l'épanouissement de leurs capacités.
Le laisser-faire : sous des dehors de libre
initiative, ce type de comportement est préjudiciable à la légitimité et à
l'autorité du manager.
La sur-consultation : un
manager doit savoir consulter chaque collaborateur pour les décisions relevant
de leurs compétences, mais lui seul décide en dernier recours.
La sur-participation : le
contraire de l'autoritarisme. Le manageur se fait animateur et privilégie la
communication à l'action. Une cause de frustration pour le dirigeant et ses
collaborateurs.
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