jeudi 18 décembre 2014

Les 4 cultures d'entreprise, mode d'emploi


Chaque entreprise, quelle que soit sa taille, possède sa propre culture. Celle-ci, élaborée tout au long de son histoire, s’est installée au fil du temps pour devenir une identité collective.
Entre la start up et la multinationale, le management collaboratif et le système organisationnel patriarcal, les spécialistes distinguent 4 grands types de culture. En voici les grands principes et les principaux  points faibles en guise de mode d’emploi anti-problèmes.

·      L’entreprise artisanale
On y voue un culte sans compromis à la qualité, à la tradition, aux recettes et aux techniques éprouvées. Tenace et stable, ce type d’entreprise laisse peu de place à  l’improvisation et à la prise de risque intempestive. Les territoires sont bien délimités et respectés. Chacun sait ce qu’il doit faire et comment le faire et travaille de manière individuelle, à son rythme propre. Le recrutement et l’évaluation restent une prérogative « étanche » du patron. Les réunions et les décisions ont lieu en fonction des besoins de celui-ci.
Les points faibles
Centrée sur elle-même et sur son métier, l’entreprise artisanale a du mal à innover, à s’adapter à son environnement et, surtout, à se remettre en question. Cette rigidité entraîne également une certaine difficulté à résoudre les problèmes internes

·      L’entreprise mécaniste
Son organisation est basée sur le strict respect des méthodes et des structures. Tout y est contrôlé, planifié et placé sous le signe du professionnalisme. Pas de fantaisie ni d’état d’âme dans cette entreprise essentiellement régie par la raison et l’obéissance aux règles. Les bureaux sont fonctionnels, organisés. Les tâches à accomplir obéissent à une logique tayloriste et technique. La gestion du temps, comme matière première, est scrupuleuse. Le recrutement, l’évaluation font l’objet d’un processus méthodique, précis et bien administré. Les réunions et les décisions sont basées sur le recueil, le contrôle et l’échange d’informations.
Les points faibles
Royaume des technocrates, l’organisation de cette entreprise (ou de cette institution) rend difficile, voire impossible la prise d’initiative. Cette rigueur la conduit également à une grande méfiance vis-à-vis de son environnement et encourage une logique interne de contrôle et de compétition.

·      L’entreprise humaniste
Conduite par une logique affective, l’entreprise humaniste cultive le souci du bien-être, du développement et du partage. Animée par un grand esprit de coopération et d’assistance, cette organisation mise avant tout sur la qualité des rapports humains. Les bureaux sont confortables, le territoire est commun à tous. Les tâches sont définies et fixées collectivement. Le processus de recrutement et d’évaluation, sous forme de cooptation collective, est centré sur la personnalité. Disponibilité oblige, la gestion du temps privilégie l’ouverture vers l’extérieur. Les réunions et décisions sont placées sous le signe du consensus.
Les points faibles
Cette connotation émotionnelle donnée au travail peut engendrer une certaine dispersion. La recherche permanente de consensus et d’approbation dilue l’identité de l’entreprise et a tendance à la rendre vulnérable aux secousses de son environnement. Attention aussi au laisser-aller potentiel des collaborateurs de ces entreprises où il fait (trop) bon vivre…

·      L’entreprise organique
Parfaitement adaptée à son environnement, l’entreprise organique fait preuve d’une très grande adaptabilité au changement. Réactive, rapide, cette organisation séduit par sa créativité et sa spontanéité mises au service de résultats immédiats. Les bureaux sont en mutation permanente. Les définitions des tâches individuelles obéissent aux impératifs de l’urgence. La gestion du temps consiste à répondre aux opportunités. Le recrutement et l’évaluation, non formalisés, se résument à une phrase : « Etre au bon moment, au bon endroit ».
Les décisions et réunions ont lieu au coup par coup, en fonction des impératifs de l’actualité de l’entreprise.
Les points faibles
Cette réactivité « au plus pressé » peut conduire à une certaine anarchie. La prise de décision fondée sur le court terme permet difficilement de garder le cap et laisse le champ libre aux invasions de l’environnement.



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