lundi 12 janvier 2015

Comment éviter les malentendus avec les collaborateurs étrangers ?


Comment communiquer avec une équipe multiculturelle et faire émerger du groupe une véritable cohérence ? Quelles pratiques très concrètes adopter pour harmoniser les process sans renier les cultures ?  Réponses et conseils pratiques des meilleurs spécialistes en management et communication interculturels.

Pas question de travailler la porte fermée
Le manager d'une équipe multiculturelle, plus encore que n'importe quel manager, doit encourager les échanges au sein de son équipe mais aussi entre ses collaborateurs et lui-même. Sa capacité de disponibilité et d'écoute doivent être décuplées, notamment en se rendant particulièrement disponible. Pas question dès lors de travailler porte fermée. Pour favoriser les échanges, on peut aussi envisager la mise en place d'un intranet ou d'un forum de discussion électronique.

Les anglo-saxons sont orientés « data »
Certaines cultures, dites à "faible contexte", éprouvent le besoin de recueillir beaucoup de données. C'est le cas des cultures anglo-saxonnes et germaniques qui sont orientées data.
A l'inverse, dans les cultures à "haut contexte",  - c'est le cas des  pays latins - les informations sont communiquées de manière indirecte et suggestive, le but étant de créer une ambiance, un relationnel, un dialogue.
Si vous envoyez un e-mail à un groupe de destinataires mêlant ces deux types de cultures, veillez à donner beaucoup d'informations (ce n'est jamais une erreur) et à soigner les aspects relationnels.  

Attention aux questions fermées avec les interlocuteurs asiatiques
Dans certaines cultures, chinoise et japonaise notamment, on a souvent du mal à répondre à des questions trop fermées. A la question "est-ce clair ?", leurs représentants risquent d'acquiescer ou de sourire même si la réponse est non. Pour ces cultures qui n'ont pas l'habitude des questionnements directs, il faut se montrer plus rond et développer d'autres modes d'interrogation qui leur ouvre la possibilité de contribuer. Plus largement, il faut également garder une 'porte ouverte' dans sa communication à l'équipe. Par exemple en concluant ses e-mails par un « n'hésitez pas à me demander des précisions ».

Ne pas se fier aux apparences
A titre d'exemple, toutes les cultures ne participent pas autant lors de réunions. On pourra penser d'un Japonais - pour qui écoute et modestie sont de fortes valeurs culturelles et qui dans ce contexte ne s'exprimera quasiment pas - qu'il n'est pas motivé ou qu'il ne sait pas  montrer sa force de proposition. S'il se sent en confiance, il va pouvoir, sans se renier lui-même, s'affranchir de sa culture, prendre plus de risques et ne plus se sentir impoli à l'idée de participer. C'est dans un  climat de confiance que l'équipe va développer sa culture propre, avec ses règles, ses valeurs, son éthique. 

Préparer les réunions et répondre rapidement aux e-mails : deux « must » pour les Anglo-Saxons
Les Latins ne le font que très peu alors que cela déstabilise beaucoup d'autres nationalités, à commencer par les anglo-saxons. Il faut donc absolument établir un agenda, lister les points qui seront abordés, fixer une durée pour la réunion et prévoir de la conclure en établissant un plan d'action. Quelques jours avant la réunion, il est conseillé d’envoyer l'agenda aux participants  et éventuellement, de discuter avec eux de son contenu.
Autre malentendu fréquent : en Belgique, répondre à un e-mail dans de brefs délais ne fait pas partie des habitudes les plus répandues... Souvent, les Américains s'en plaignent. Et effectivement un Américain, d'une culture à faible contexte, a besoin d'une réponse claire et factuelle. Cela fait donc absolument partie des bonnes pratiques à mettre en place, recommandent les spécialistes.

Sources
Lokahi Interactive
Journaldunet.com

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