Tous les ans, c’est pareil. A
l’approche d’un nouveau millésime, l’euphorie des fêtes aidant, chacun fourbit
dans l’ombre sa nouvelle cuvée de bonnes résolutions. Mais dès le retour du
stress quotidien, nombre de ces velléités de changement font long feu. Pourquoi
le plus souvent ces "bonnes résolutions" ne fonctionnent-elles pas ?
Il peut y avoir plusieurs raisons à cela :
Elles sont formulées de manière trop générale, sans
étapes intermédiaires
Exemple : je veux maigrir de 5 kilos. Alors qu'il serait plus réaliste
de se dire : je vais trouver un diététicien ou la liste des ouvrages qui
proposent des régimes. Ensuite, si le régime est trouvé : se donner un but
accessible et concret, comme la perte d’un kilo par semaine. Comme le rappelle
le psychiatre François Lelord : "l'erreur consiste à penser les
résolutions en termes d'objectifs et non de moyens".
Elles sont trop ambitieuses ou ne nous
correspondent pas réellement.
Certes, il arrive que de grands objectifs fassent réaliser de grands projets, mais le plus souvent il s'agit de rêves, pour lesquels la motivation n'est pas réelle.
Certes, il arrive que de grands objectifs fassent réaliser de grands projets, mais le plus souvent il s'agit de rêves, pour lesquels la motivation n'est pas réelle.
On ne se réévalue pas assez
régulièrement.
Il est important de se donner des bilans tout au long de notre évolution et d'étudier ce qui fonctionne ou non et pourquoi, quitte à redéfinir le projet en l'adaptant.
Exemple : je décide de nager régulièrement, je me donne comme rythme 3 fois par semaine, mais peut-être qu'à l'usage le bon rythme s'avèrera n'être que 2 fois.
Il est important de se donner des bilans tout au long de notre évolution et d'étudier ce qui fonctionne ou non et pourquoi, quitte à redéfinir le projet en l'adaptant.
Exemple : je décide de nager régulièrement, je me donne comme rythme 3 fois par semaine, mais peut-être qu'à l'usage le bon rythme s'avèrera n'être que 2 fois.
On ne pense pas au rapport
coût/bénéfice.
On veut obtenir quelque chose mais on oublie qu'une action doit toujours demander un effort, ou qu'elle implique parfois un choix.
Exemple : si je fais un régime, je ne vais plus pouvoir aller au restaurant aussi souvent. Comme le constate le psychiatre François Lelord, « le problème avec les bonnes résolutions c'est qu'en général, elles sont dans l'immédiat d'un coût important pour un bénéfice nul ». Pour compenser l'aspect ingrat de la première phase à forte contrainte, il peut être efficace de se récompenser par des petites récompenses.
On veut obtenir quelque chose mais on oublie qu'une action doit toujours demander un effort, ou qu'elle implique parfois un choix.
Exemple : si je fais un régime, je ne vais plus pouvoir aller au restaurant aussi souvent. Comme le constate le psychiatre François Lelord, « le problème avec les bonnes résolutions c'est qu'en général, elles sont dans l'immédiat d'un coût important pour un bénéfice nul ». Pour compenser l'aspect ingrat de la première phase à forte contrainte, il peut être efficace de se récompenser par des petites récompenses.
Les 6 règles d'or du bon
plan d'évolution personnelle
- Se demander si le projet correspond à ses valeurs profondes
- Définir des étapes et non des objectifs
- Commencer par quelque chose d’accessible afin de définir des paliers de progressivité
- Se réévaluer régulièrement
- Mettre en perspective les coûts et bénéfices
- Se récompenser en cours de parcours
Comme faire pour tenir bon ?
Vous avez listé les bonnes résolutions à prendre. Reste à les
appliquer, et ce n’est pas le plus simple. Voici quelques conseils pour vous y
aider.
N’allez pas trop vite. Les spécialistes du comportement humain recommandent de prendre le temps de l’introspection, de s’interroger sur sa façon de fonctionner : «Si l’on change de comportement du jour au lendemain, sans prendre le temps de s’interroger sur les raisons qui ont commandé jusqu’à présent ledit comportement, on peut être sûr que le naturel reviendra au galop au bout de quelques semaines, au mieux au bout de quelques mois.»
Réfléchissez à vos vraies motivations. Pour changer durablement, il faut identifier les avantages que nous procuraient notre ancienne façon d’agir. Vous en avez marre de fumer mais vous pensez que cela vous permet de tenir le coup. A vous de voir ce que vous préférez vraiment : une (fausse) impression de bien-être ou une amélioration en profondeur de votre qualité de vie.
Pensez aux désavantages du statu quo. Il faut aussi mesurer l’inconfort et les risques à garder ce comportement. Les changements en profondeur n’ont lieu que lorsque l’intéressé comprend que la souffrance engendrée par les comportements qu’il souhaite changer l’emporte sur les satisfactions qu’il en tire à court terme
Fixez-vous des échéances
Un esprit non ancré dans des tâches déterminées a tendance à prendre le large. Pour vous recentrer sur vos objectifs, imposez-vous un emploi du temps. Sachez que la planification d’abord quotidienne, puis hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle ou annuelle est l’apanage de ceux qui réussissent.
Soyez honnête avec vous-même
Le meilleur moyen de rendre pénible une résolution, c’est de la reporter. La dépression et le surmenage aussi naissent de l’ajournement. Les objectifs dont on ne se débarrasse pas en les exécutant rapidement encombrent l’esprit. D’où une nervosité, un peu d’inquiétude, bref, la (mauvaise) conscience du « devoir » non accompli.
Le meilleur moyen de rendre pénible une résolution, c’est de la reporter. La dépression et le surmenage aussi naissent de l’ajournement. Les objectifs dont on ne se débarrasse pas en les exécutant rapidement encombrent l’esprit. D’où une nervosité, un peu d’inquiétude, bref, la (mauvaise) conscience du « devoir » non accompli.
Aucun commentaire :
Enregistrer un commentaire