Rien à faire, vous avez beau retourner le problème
dans tous les sens, vous êtes bel et bien débordé, au bord du découragement
face au monceau de travail qui vous attend et qui grandit au rythme incessant
des sollicitations de vos collaborateurs. En
plus des techniques d’assertivité permettant de dire non aux demandes abusives,
certaines pratiques peuvent vous aider à venir à bout d’un excès de travail.
Appliquées avec rigueur et sans états d’âme, elles vous aideront à accomplir
des miracles.
Dégagez du temps
·
Décidez à l’avance du jour choisi pour mettre de
l’ordre sur votre bureau, et écrivez-le sur votre agenda à l’encre indélébile.
Ne permettez à rien d’autre de déplacer cet engagement. Traitez-le comme si
cette rubrique de votre agenda était une réunion vitale.
·
Les soirées et les WE sont loin d’être l’idéal pour
rattraper le temps perdu car il est impossible de déléguer à ces moments là ni
d’exécuter les travaux possibles seulement aux heures ouvrables. Mais vous
pouvez toujours utiliser ces parenthèses pour préparer vos dossiers et arriver au bureau avec les tâches à
déléguer et celles à faire vous-même
·
Si vous ne pouvez absolument pas dégager autant de
temps d’un seul coup, pourquoi ne pas commencer à travailler une heure plus tôt
pendant une semaine ? Ceci vous procure cinq heures avant que les autres
n’arrivent au boulot avec le cortège de sollicitations que cela suppose. Soyez
strict envers vous-même et interdisez-vous, pendant ces 5 heures, de faire quoi
que ce soit d’autre que de résorber votre travail en retard.
Recentrez-vous sur vos objectifs
Même si vous n’avez que quelques heures pour résorber votre travail en
retard, vous devez quand même consacrer quelques minutes à ce point fondamental.
Il vous permettra de mieux calibrer vos urgences et vos priorités.
Malgré les réunions, les coups de fil, les budgets, les demandes
d’information, les factures à approuver, n’oubliez pas que votre fonction essentielle
consiste en autre chose : développer les ventes, augmenter le niveau de
satisfaction des clients, améliorer la productivité et toutes autres missions
pour lesquelles la société vous paie.
Si vous n’avez aucune idée de ce qu’est votre objectif, quelque chose ne
va pas dans votre entreprise. Votre description de fonction devrait être plus
explicite.
Organisez vos « To Do »
Même si vous avez envie de passer immédiatement à l’exécution du travail
en retard, prenez le temps nécessaire à la planification, vous ne le
regretterez pas, à terme.
D’un point de vue psychologique, une bonne partie du problème que vous
pose une surcharge de travail est que vous la percevez comme une nébuleuse
disparate. Certaines tâches sont dans votre ordinateur, sous forme de papiers
ou de messages vocaux. Résultat : vous ne savez pas comment vous y
prendre. Dès que vous aurez réduit ce magma sous une forme que votre cerveau
peut gérer, vous sentirez votre moral remonter en flèche !
Comment procéder ?
Commencez par tout poser sur papier.
-
Mettez par écrit sur des feuilles séparées les travaux
qui n’existent pour le moment que dans votre tête.
-
Imprimez les
notes, e-mails et autres fichiers utiles.
-
Mettez aussi par écrit tous les engagements importants
de votre agenda et tout spécialement ceux qui posent problème.
-
Pour éviter d’être envahi par les post it et autres
bouts de papier, gardez sur vous un petit carnet ou vous inscrirez toutes les (mini)
notes inclassables ainsi que les idées qui vous trottent par la tête. En emportant
ce carnet partout avec vous, vous pourrez ainsi consacrer chaque temps mort à
faire avancer certains points.
-
Vous pouvez maintenant trier vos piles de papier, une
pile par travail important.
-
Classez ce qui reste (les travaux isolés ou apparentés
qui ne forment pas vraiment un dossier) en:
« Divers » : si cette pile devient trop importante,
essayez de dégager de nouveaux dossiers. Plusieurs documents épars concernant
des collaborateurs, des missions d’intérim et autres déménagements d’équipier
peuvent créer un nouveau dossier « gestion du personnel », par
exemple.
« A jeter »: n’hésitez pas à jeter tout ce que vous
pouvez !
A la fin de cet exercice de tri, vous devriez avoir, en plus de vos
piles « divers » et « à jeter », une demi douzaine ou une
douzaine de tas importants et quelques tas plus petits.
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